Keilona d’un air attentif parfaitement joué, se désintéressait totalement du discours que tenait un quelconque officiel, debout au micro sur la petite estrade. Les congratulations réciproques des hommes d’affaires rassemblés là roulaient ennuyeusement au dessus de la petite foule. Dans une robe de soirée assez courte et d’un sobre noir qui la moulait, elle sirotait un jus de fruit pressé tout jetant de temps à autre un regard à son mari qui, faisant tout de même face à l’estrade, tenait des apartés ironiques sur les circonstances présentes avec deux relations d’affaires.
Elle reposa son verre sur une table proche, applaudit avec les autres à la déclaration finale et se rapprocha en ondulant subtilement, du groupe que formait Manoa et ses connaissances. Le bijou oblong qui lui remplissait le fondement provoquait en marchant des élancements de plaisir qui irradiait son sexe de fièvre. Elle resserra convulsivement son sphincter anal, tout en épanouissant discrètement ses fesses en les cambrant et sourit en y pensant.
Juste au moment de partir, alors qu’ils s’apprêtaient à sortir de la maison, Manoa lui avait intimé en souriant :
- Viens, que je te mette ton bouchon…
- Toi alors, quel cochon de mari..!
Elle s’était mise en position sur les coussins du salon, relevant sa robe sur ses hanches tandis qu’il allait chercher dans leur boite à objets, le bijou d’anus d’une douzaine de centimètre fait d’un métal brillant et brunis. Léger parce que creux et vibrant à chaque mouvement de la boule qui bougeait à l’intérieur. En forme d’œuf, d’un diamètre tout de même de plus de quatre centimètres sur les deux tiers de la longueur, il se rétrécissait à deux centimètres pour s’évaser ensuite en un parfait cylindre aplatit, dont la concavité guillochée portait sertie en son centre une demi perle de nacre mordoré.
Il pressa sur la fleur écarquillée de sa femme un peu de gel translucide et le fit pénétrer de l’index, distendant le repli, massant l’anneau, jusqu’à ce qu’il pût y enfoncer à fond deux doigts, sans forcer. Alors il enduisit aussi la bonde de gel et le présenta à l’orifice.
Keilona en levrette, les fesses proéminentes, se détendit encore pour ne pas résister à la pression que son mari commençait à exercer. L’objet s’inséra à petit coups, millimètre par millimètre suivant le conduit, arriva à la partie la plus large, ouvrant d’un large rond la pastille dont les plis lissés faisait comme soleil d’enfant et, provoquant un spasme, glissa brusquement jusqu’au rétrécissement où il s’arrêta coincé par l’élargissement du talon.
- Je jouiiiiis, gémit elle, longuement, tandis que le sphincter frémissant resserré sur le pal, elle basculait les hanches en avant, le dos rond, serrant ses larges fesses en tremblant.
Elle resta ainsi à haleter une bonne minute, puis se redressa un peu confuse. Elle rabattit sa robe sur ses cuisses et se mit debout en titubant.
- Wouffff… ! fit elle…C’eeest bon… !
Et ils s’enlacèrent dans un baiser.
Manoa sentit le parfum de sa femme qui s’approchait. Le bras pendant le long du corps, discrètement de sa main libre, il remua les doigts en signe de connivence. Keilona se glissa tout contre lui en prenant la main qui l’avait appelée et s’appuya, le menton contre son épaule. Après quelques échanges et mots de politesse, ils s’éloignèrent du groupe vers les tables de services, pour se fournir à nouveau en boisson et petits-fours. Une fois ravitaillés, ils s’écartèrent un peu de la foule, se dirigeant vers le bord de l’esplanade où se déroulait la soirée.
Celle-ci avait lieux dans le luxe d’un cinq étoiles touristique. L’esplanade en plein air était une large plateforme en bois de teck sur des pilotis. On y accédait par un escalier de deux marches du même bois sur toute la largeur. Bordé d’un coté par une vaste piscine d’eau de mer, de l’autre par un fare potee[1], le troisième au dessus de la mer était fermé par une rambarde de bois et de corde tressée. Des torches de bambou, disposées à intervalle régulier, l'illuminaient d’une lumière fluctuante ; sauf vers l’estrade où l’éclairage débordant de la paillote écartait la pénombre. A l’abri d’un des arbres en pot du décors et tournant le dos à la mer, Manoa profita de leur relatif isolement pour passer discrètement la main sur la croupe de sa femme, insinuant un doigt inquisiteur entre les fesses, pour sentir à travers le tissus de la robe la présence de l’objet de délice qui s’y cachait. Ils échangèrent quelques plaisanteries lascives sur le plaisir physique qu’elle éprouvait et celui, plus puissant, que suscitait la transgression secrète. Ils en étaient à convenir du moment de leur départ, quand arrivèrent deux hommes.
Le premier grand et brun, bien découplé avec des yeux veloutés de séducteur latin, les cheveux noirs calamistrés, taillés avec la petite houppette à la mode, était accompagné d’un ami. Plus petit en taille, brun aussi, mais dont les cheveux noirs coiffés plus classiquement laissaient percevoir une calvitie précoce. Manoa, qui faisait face à l’entrée à ce moment là, dit à sa femme.
- Il y a là, Ethan qui vient d’arriver.
- Non.. !? fit-t-elle, incrédule.
- Mais si, il est avec un copain.
- Qu’est ce qu’il fait ici ?
- Ne te retourne pas trop vite, ajouta-t-il.
Bien sûr Keilona ne put se retenir et se retourna. Son mari l’intercepta, ralenti son mouvement d’un baiser léger, tout en la guidant pour qu’elle voit à son tour les nouveaux arrivants. Le plus grand, un peu bellâtre était un cadre de l’entreprise où travaillait Keilona. C’était aussi son amant.
Ethan avançant dans leur direction ne pouvait pas manquer de les voir. Il s’approcha d’eux en esquivant les groupes d’invités et après avoir fait la bise à Keilona présenta son ami Angelo. Ils se trouvèrent bientôt à bavarder de choses et d’autres, le verre à la main et piochant de l’autre dans les plateaux présentés par les jolies serveuses de l’hôtel. La conversation après quelques banalités, dériva à l’initiative d’Ethan, sur la liberté, l’indépendance sexuelle et l’accord entre les partenaires dans un couple. Le sujet semblait vraiment l’intéresser.
Il indiqua qu’il travaillait avec Keilona et qu’il était heureux de rencontrer enfin Manoa. Il laissa paraître que d’une certaine manière celui-ci l’intriguait. Un échange de regard avec son mari assura Keilona de l’amusement secret qu’il attendait de la discussion.
Elle avait pourtant assuré son collègue d’une certaine indépendance sexuelle et lui avait bien laissé entendre que son mari n’ignorait rien de ses frasques. Mais les non-dits et les sous-entendus qu’elle employait à dessein pouvaient passer pour de fausses vérités : jeux subtil dans lequel on dit vrai en faisant semblant de mentir. Il ne comprenait pas vraiment la situation et cherchait malgré tout à confirmer qu’il ne risquait rien de fâcheux à s’amuser avec la femme d’un autre. Manoa fit l’innocent et joua le presque nigaud toujours heureux de voir sa femme heureuse. Et dans une ambiance de libertinage et de badinage amoureux, il fit le récit de certaines de leurs aventures. Ce qui calma les craintes du jeune homme.
Centre de toutes ces attentions, Keilona était aux anges. Elle avait écouté son mari raconter naïvement, comment elle aimait sucer les sexes des hommes et lécher celui des femmes. Elle avait confirmé ses dires à un Angelo ébahi qui attendait de son compagnon de sortie une confirmation qui ne venait pas, trop occupé semblait-il, à choisir une bouchée dans le plateau qu’une serveuse de passage lui avait présenté. Elle avait rajouté, mutine, des délices qu’elle savourait dans certaines variantes de l’amour à plusieurs. Son excitation avait redoublé quand elle avait sentit la main de son amant, à la faveur de la pénombre et profitant un aparté de son mari avec Angelo, lui caresser le creux des reins puis descendre langoureusement sur ses fesses, pour masser leur arrondi d’un mouvement discret. Le dos à la mer, hors de vue des invités, elle s’était prêtée avec complaisance à la caresse. Les lèvres de son sexe s’était humecté de désir et ses tétons avaient pointé sous le tissu de sa robe.
Cependant Manoa, du coin de l’œil, n’avait rien perdu du manège et une trique raide, mais contenue le long de sa cuisse, déformait son pantalon. Il sentait l’enfièvrement des deux hommes et observait la bosse qui déformait leur vêtement à la fourche des jambes. Se rapprochant naturellement de sa femme, au prétexte d’un mouvement de tendresse et faisait rempart de son corps, il lui caressa à son tour d’un mouvement langoureux et léger, le ventre puis le pubis, pressant un doigt dans la fente sous la robe.
On convint au bout d’un moment qu’il valait mieux s’en aller passer ailleurs le reste de la soirée. Ils quittèrent donc la réception, séparément, pour se retrouver peu après sur l’aire de stationnement de l’hôtel.
Dans le parking, pendant qu’Angelo insistait auprès de son ami pour monter avec le couple, Manoa, dévorant la bouche de sa femme cambrée en arrière contre la portière de leur voiture, insinua à nouveau un médius expert dans la fente mouillée que la robe remontée sur les cuisses mettait à portée. Angelo, après une courte controverse, fini par convaincre son ami d’aller seul dans le véhicule avec lequel ils étaient arrivés. Et ils se mirent d’accord pour se retrouver devant l’immeuble des bureaux d’Angelo. Celui ci s’installa sur la banquette arrière, laissant à Keilona la place près de son mari déjà au volant. Mais d’un échange de regard Manoa acquiesça au message muet de se femme et à la surprise du passager, celle ci monta derrière. Elle s’assit, robe retroussée sur les jambes, découvrant les cuisses quasiment au pubis.
Ils partirent alors pour la ville, Ethan servant de guide, seul dans sa voiture. Et tandis que son mari démarrait, Keilona posa une main légère sur la bosse du sexe, ramolli de surprise de son voisin. Sans perdre de temps, alors qu’ils commençaient à rouler, elle se blottit contre lui. Il la prit dans ses bras et perdant toute timidité, se mit à la palper. En bas, il lui retroussa la robe jusqu’au ventre et en haut, il lui dégagea les seins du vêtement. A son tour elle libéra de sa prison la verge raffermie par ces préliminaires et la retint dans ses mains.
Angelo exalté, soupirant de bonheur, explora les moindres parties du corps de la jeune femme abandonnée sous ses doigts. Ils pétrissait le ventre voluptueux, roulait les seins sous sa paume, pressant les tétons durcis - massait hanches, fesses, intérieur des cuisses - enserrait les petits pieds dans une paume caressante et, tout en humant le parfum vanillé du cou, léchait la conque des oreilles en enserrant la gorge d’une main impérieuse et douce - il n’avait pas assez de main - laissant inassouvie la fleur épanouie inondée de l’attente, affamée et bâillante, d’une Keilona défaillant de désir, qui une main accrochée au phallus, crispait l’autre à pleine poignée sur le tissus du siège.
Il laissa enfin, une main pressante glisser du nombril au pubis, acceptant sous son majeur la montée de la vulve vultueuse venu à sa rencontre qui, se frottant à ses doigts le bourgeon dardé, inonda les phalanges d’une liqueur abondante. Les gémissements s’amplifièrent, les plaintes chantèrent l’extase, les halètement rauques remplirent la voiture de leurs rythme, les secousses de la banquette arrière battirent une cadence de jouissance, comme une symphonie d’amour, au-dessus de laquelle les encouragements, exhortations, louanges et plaintes, toutes à la fois grommelées, murmurées, psalmodiées, criées et exhalées dans un souffle, d’Angelo faisaient le contrepoint. Arrêté à un feu rouge, Manoa admira ,dans son rétroviseur habilement orienté, le plaisir de sa femme.
A suivre

Keilona s’exécuta dans le plus proche des deux fauteuils visiteurs, les jambes serrée sous sa jupe large, le cœur battant.
La crudité, qu’elle n’attendait pas, de la dernière expression l’avait remuée. Le flatteur n’est pas d’une laideur repoussante, il était même beau garçon et le compliment d’un supérieur, même à caractère sexuel, était toujours bienvenu
Ethan derrière la protection de son bureau, symbole de son pouvoir, se senti encouragé par la satisfaction de la jeune femme assise devant lui. Son regard se riva sur les pointes des seins qui se dévoilaient sous le tissu moulant du bustier. Il suivi des yeux la ligne du corps jusqu’aux hanches, drapées dans la partie serrée de la jupe qui s’évasait en plis jusqu’à mi-jambe. Il s’éclaircit la gorge, gêné, et reprit.
Keilona mordit dans son vêtement pour étouffer un gémissement...
Le pubis dodu, presque entièrement épilé portait un dragon couché, tatoué sur le mont de vénus. Les petites lèvres dégageaient des grandes lèvres leur crête brune et montraient le petit anneau de métal fermé d’une boule donc elles étaient chacune percées. Un anneau identique ornait le manteau rose pale du clitoris. La fente en dessous s’évasait en une niche aux bords lisses d’un rose sombre nacré, qui palissait doucement jusqu’au reste de l’hymen, défloré depuis longtemps maintenant. La corolle brune de son anus s’évasait en une fleur à vingt pétales séparés en son milieu par deux oblongs petits renflements d’aisance plus important. Tous les plis en étoile se rejoignaient au centre en un orifice tendre, d’un calme brun-rouge, légèrement violacé. C’était là une rose d’expérience qui ne craignait pas, à coup sûr, les mandrins les plus gros.
Les plaisirs sensuels d’une femme mariée