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Mercredi 30 août 2006
La matinée était bien avancée quand la convocation arriva sous la forme d’un coup de téléphone de son chef de service. L’appel était péremptoire avec malgré tout quelque chose d’indéfinissablement suppliant. Keilona en frémit d'appréhension et se hérissa de chair de poule, une émotion d’étudiante attendant son oral d’examen. Une angoisse comme une poigne ferme lui tordit le ventre. Elle reposa le téléphone.
Une tiédeur humide lui poissa la fente.
D’une main tremblante, elle rangea les documents que sa surprise avait déplacés sur le bureau et rajusta quelques mèches échappés de son chignon, vaguement retenu par une épingle de
miki miki[1].  Respirant un grand coup, elle se leva en vacillant et, d’un pas qu’elle voulait ferme, se dirigea vers la porte du bureau aux vitres dépolies, qu’elle n’avait franchi que peu de fois. Personne ne lui porta attention. Elle toqua et entra à l’invite.

Ethan était assis derrière son bureau. Les deux mains sous le menton, il l’attendait dans une posture affichée d’attente ahurie qui se transforma en large sourire à son entrée.

Il lui indiqua vaguement les sièges en se redressant.

-         Assieds toi

Keilona s’exécuta dans le plus proche des deux fauteuils visiteurs, les jambes serrée sous sa jupe large, le cœur battant.

-         Tu sais pourquoi je t’ai fais venir ? demanda-t-il, lentement.

-         Non…je ne sais pas, répondit elle d’un ton hésitant.

-         Tu n’as pas ta petite idée ?

-         Ben…je… Elle laissa la phrase en suspends.

Le ton plaisant et l’air égrillard qui s’installait lentement sur le visage de son interlocuteur faisait taire les angoisses professionnelles. Il reprit.

-         Tu sais que tu me plais ?

-         C’est ce que j’ai cru comprendre, répondit-elle d’un ton peu assuré.

Les regards vaguement concupiscents dont il la gratifiait depuis longtemps n’y étaient pas pour rien.

-         Et moi, j’ai cru comprendre que je ne te laissais pas indifférent ?

-         Non, ce n’est pas ça…mais…

-         Comment ça non ! la coupa-t-il. J’ai pourtant bien remarqué ton manège…

-         Mon manège… ?! Se hérissa-t-elle.

Elle n’acceptait pas que sa coquetterie de femme qui se sait observée soit assimilée à des manigances.

C’était mal parti.

Il le comprit rapidement et corrigea.

-         Ben non, j’ai remarqué que tu es très sensuelle…En fait, tu es vraiment…bandante.

-         Ca alors ! Se détendit-elle en souriant

La crudité, qu’elle n’attendait pas, de la dernière expression l’avait remuée. Le flatteur n’est pas d’une laideur repoussante, il était même beau garçon et le compliment d’un supérieur, même à caractère sexuel, était toujours bienvenu  pour Keilona. Il fallait quand même résister, au moins ne pas céder trop vite.

-         Je suis mariée, reprit-elle. Et, j’aime mon mari…

-         Je comprends… moi aussi je suis en couple et j’aime ma compagne.

-         Ah… tu n’es pas marié. 

Elle savait qu’il avait deux enfants. Elle les avait vu à plusieurs occasions avec leur mère.

-         Non.

Il laissa passer un temps et reprit.

-         Non, mais ce n’est pas la question. Tu me plais bien et j’aimerais qu’on passe de bon moment ensemble.

Il hésitait.

-         Je ne te demande pas de l’amour, mais… on pourrait s’amuser. Sans te forcer quoi, tu vois…enfin, tu es mignonne, tu me plais et tu a l’air… très chaude.

Elle l’avait écouté s’empêtrer en essayant de prendre son air le plus neutre malgré l’excitation montante, mais elle épanouit malgré elle un sourire, sur la dernière déclaration.

-         Mmm, c’est à voir, minauda-t-elle

Elle reprenait le contrôle et revenait à ce qu’elle connaissait bien. Elle se détendit et redressa le buste, gardant quelque chose d’alangui dans la posture.

Ethan derrière la protection de son bureau, symbole de son pouvoir, se senti encouragé par la satisfaction de la jeune femme assise devant lui. Son regard se riva sur les pointes des seins qui se dévoilaient sous le tissu moulant du bustier. Il suivi des yeux la ligne du corps jusqu’aux hanches, drapées dans la partie serrée de la jupe qui s’évasait en plis jusqu’à mi-jambe. Il s’éclaircit la gorge, gêné, et reprit.

-         Il paraît que tu ne portes pas de sous-vêtements.

Elle reçu la déclaration d’un air égal, cachant son émotion.

-         Ah oui… et qui t’a dit ça ?

-         Les collègues en parlent et…

-         Et ils te l’ont dit..? le coupa-t-elle, remontée.

-         Non mais... c’est que, on ne voit pas souvent la marque de culotte sous ta robe et tes fesses remuent bien quand tu marches.

Charmeur, il souriait largement, en le disant.

-         C’est vrai, je ne met pas de culotte, dit elle sur un ton un peu provoquant. Mais ce sont les filles qui te l’ont dit?

Elle revenait à sa hargne.

-         Non, pas directement, j’ai juste entendu un bout de conversation… Elle disait que…enfin, tu connais les filles… Bredouilla-t-il. Allons, montre moi, plaida-t-il enfin, je peux voir?

Le charme affecté, l’air égrillard et le regard concupiscent du libertin avait disparu pour faire place à un petit garçon en attente du Père Noël.

Keilona qui avait gardée les mains durant presque tout l’entretien, posées contre son ventre dans le creux de ses cuisses, les glissa jusqu’à ses genoux et serrant le tissus de la jupe entre ses doigts, la tira en arrière jusqu’à mi-cuisse. Dans le même temps elle avait relâché la tension qui maintenait ses cuisses l’une contre l’autre et elles s’écartaient dans un voluptueux abandon. Le cœur battant, elle saisit le volant plissé du bord de la jupe et le souleva lentement, l’amenant jusqu’aux seins. Ethan, en se levant de son siège, avait suivit la révélation du secret en se rapprochant et il était maintenant vautré sur son bureau, appuyé sur les coudes, le cou tendu, le regard droit vers le bas-ventre ainsi découvert. Le triangle du pubis ne montrait que le haut du mont de vénus glabre et le dragon tatoué.

La jeune femme haletait d’émotion. Elle avança les hanches, bascula en arrière, en appui des deux coudes sur les bras du fauteuil, écarta lentement les jambes, tandis qu’elle remontait les genoux et exposa la conque maintenant gluante de son sexe. Ethan étouffa un cri de surprise incrédule, à la vue du capuchon retroussé sur bouton de chair nacré du clitoris et des petites lèvres brunes, luisantes, finement ourlées, ornés chacun de son anneau.

Keilona mordit dans son vêtement pour étouffer un gémissement...

En retrait du rose pale des délicates muqueuses, l’orifice dentelé de la grotte d’amour, d’un rose plus soutenu, bavait de sa liqueur de désir. Sous le regard de son chef, sans se toucher, elle se mit à jouir. L’homme ébahi regarda le plaisir monter et déferler sur la jeune femme, qui, les pieds tordus, les orteils repliés de ravissement, dans le bruit de succion et de clapot que faisait son vagin ruisselant, salivait les dents serrées sur le tissu en grondant.

Elle reposa lentement les pieds sur le sol, en haletant et ouvrit des yeux chavirés. Elle émit un petit rire devant l’air pétrifié de son chef, qui reprit ses esprits en secouant la tête.

-         Waou ! Fit-il. Eh bien…ça vaut le coup !

Il se rassit et se laissa aller en arrière. Il n’avait pas éjaculé malgré l’urgence de l’érection qui pulsait dans son pantalon, mais il avait l’air aussi épuisé que l’exhibitionniste.

Keilona se rajusta en rabattant sa jupe et se redressa sur le siège. Toujours un peu confuse, un peu penaude, elle obtempéra sans résistance à sa demande, passa derrière le bureau où elle resta debout passive, près de lui.

Il glissa la main sous sa jupe pour lui caresser les fesses et savoura un instant la douceur de la peau en flattant les rondeurs. Puis il insinua un doigt dans la raie en manoeuvrant des doigts pour écarter globes fermes, jusqu’à l’étoile de l’anus et s’amusa de la trouver si humide de sa précédente jouissance et aussi large.

-         Hé bien, on peut dire que tu cache bien des choses ! J’ai rarement vu un aussi beau cul et je n’ai jamais vu un trou ouvert comme ça. On dirait qu’il aime ça !

Et en disant, il déplissait l’anneau d’un mouvement circulaire du médius lubrifié par les secrétions.

Il la fit pivoter complètement dos à lui et de l’autre main s’aida à écarter les fesses. Il apprécia la corolle aux pétales d’un marron violacé qui s’écarquillait sous les doigts en muqueuses roses, plissées à l’orifice. Keilona, qui se mordait les lèvres pour le retenir, laissa docilement la main de l’homme prendre possession de son fondement et d’un cambrement lascif, lui en facilita l’accès.   Il glissa un doigt dans le sillon mousseux de la vulve en dessous, entre les lèvres gluantes jusqu’au clitoris et le titilla d’une vibration de la phalange, en repoussant le capuchon. Keilona, qui n’avait rien à lui refuser, rendit grâce dans un geignement en humectant la main qui la caressait de sa liqueur opalescente.

Il y avait bien quinze minutes que la jeune femme était entrée dans la pièce. Ethan s’interrompit brusquement, lâchant en même temps la hanche qu’il empoignait en retenant la jeune femme, qui vacilla sur ses talons. Il la rattrapa par une jambe, la saisissant entre les cuisses.

-         Tu suces... ? demanda-t-il d’un ton doux.

Sans répondre, la jeune femme s’accroupit lentement entre ses jambes et leva des yeux flous vers lui. Il dégrafa sa ceinture sans tarder, descendit la fermeture et extirpa lui même son sexe de son sous-vêtement. La jeune femme entoura le phallus raide de ses deux mains, fit glisser le prépuce sur le gland avec attention, l’enfournant décalotté dans sa bouche et le téta dans la foulée, la langue pressant sous le frein pour mieux aspirer. Après quelques mouvements à cadence régulière, une vibration remonta le long de la verge. Keilona augmenta sa succion. La tension du phallus à son comble explosa dans la bouche en puissantes pulsations. Lourdes giclées de sperme épais et grumeleux que Keilona avala simplement jusqu’à la dernière goutte.

Elle se redressa en se léchant ses lèvres poisseuses, faisant la moue avec des petits bruits, pour les nettoyer de la semence collante qui les souillait. Ethan anéanti, restait la verge ramollie, affalé en arrière dans son fauteuil. Il allongea le bras mollement, encore sur son nuage, pour attraper dans un tiroir un mouchoir de papier qu’il lui tendit.

-         Tu as de l’eau ? demanda-t-elle

Il tendit à nouveau le bras et sortit une bouteille d’eau dont elle se saisit. Tandis qu’elle buvait une gorgée à la régalade puis s’essuyait les lèvres, il l’interrogea.

-         A quelle heure tu finis ?

-         A quatre heures.

-         Et, qu’est ce que tu fais après ?

-         Ben, je dois aller chercher mon mari à cinq heures et demie.

-         Tu es libre alors avant…

-         Si tu veux…

-         Bon, attends moi devant le snack Lili, je passerai te prendre.

Il citait une petite échoppe de restauration rapide du quartier, situé dans la rue d’après, à une centaine de mètre de leur immeuble. Elle n’hésita pas beaucoup.

-         D’accord, dit elle, mais pas longtemps…hein. ?

Il sourit en réponse.

Il s’était rajusté et c’est dans une tenue des plus strictes qu’il lui ouvrit la porte, sur un clin d’œil.

 

Le reste de l’après midi passa dans le rêve d’une fin de journée pleine de promesse.

Peu après quinze heures trente, elle fila aux toilettes où elle passa une bonne dizaine de minute à se rafraîchir. Et à l’heure dites, elle quittait l’entreprise sans tarder.

Elle marcha rapidement jusqu’au lieu du rendez vous. La voiture allemande aux vitres teintées de son chef était garée dans la rue du snack. Alors qu’elle s’en approchait, la portière du passager avant s’ouvrit brusquement. Elle sursauta puis se ressaisissant rapidement, courut sur quelques pas, s’engouffra dans le véhicule et referma la portière. Elle eut un mouvement de recul quand Ethan se pencha vivement vers elle pour piquer un baiser toucha le coin des lèvres. Il se redressa, actionna la clé et démarra dans un grondement de moteur.

Une fois dans le flot de la circulation, ils se détendirent tous les deux et s’apercevant de leur soupir de soulagement simultané, ils éclatèrent de rire. Le pilote appuya sur un touche du tableau de bord et la musique envahi l’habitacle. Reposant négligemment la main sur le genou de sa passagère, Ethan tout en conduisant, caressa le long de la cuisse dans un lent mouvement de va et vient. Lui rendant la pareille, Keilona nicha sa main en haut des cuisses, directement sur la bosse que formait le sexe mâle ; qu’elle sentit se tendre dans sa prison de tissus.

Ethan se dégagea de la circulation et prit une route vers les hauteurs qui serpentait en s’élevant. La puissante automobile abandonna rapidement les dernières habitations, pour atteindre des hauteurs boisée ; s’ouvrant au gré des virages sur des perspectives de vallées encaissées à la végétation luxuriante, avec en fond, perdu dans une brume de fin de journée, la silhouette en ombre chinoise de Moorea. Une courte piste de terre envahie d’herbe, un petit replat en retrait, et face à la pente et face au paysage, Ethan gara la voiture dans un dernier ronflement de moteur. Il n’y avait pas quinze minutes qu’ils avaient quitté le centre ville.

Keilona descendit sans attendre et s’avança, dans la brise de montagne qui remuait les feuilles, jusqu’au bord de la pente. Ethan la rejoignit et la ceintura par derrière, glissant les mains sur son ventre juste au dessus du pubis. La jeune femme s’appuya en arrière, calant ses fesses contre les cuisses de l’homme et la tête contre son cou. Ils restèrent un instant ainsi, les mains puissantes caressant les douces ondulations, du ventre au mont de vénus, enserrant les seins libres sous le bustier et roulant les tétons. Keilona roucoula sous sa caresse préférée et remonta d’elle même le vêtement au dessus de ses seins pour en faciliter l’accès. Enfin perdu d’impatience, ils se firent face et s’enlacèrent dans une étreinte passionnée. Les bouches se cherchèrent, les lèvres écrasées l’une contre l’autre s’ouvrirent sur des langues avides et fiévreuses. Le souffle cours, ils mêlèrent leur salive dans un baiser fougueux. Ils revinrent en roulant et zigzaguant vers la voiture, sans cesser de s’embrasser. La portière arrière fut ouverte et Keilona se jeta le dos sur la banquette en remontant sa jupe. Tandis que Ethan se défaisait la braguette négligeant de défaire sa ceinture dans sa hâte. Il pénétra d’une seule poussée le vagin béant d’avidité.

Keilona se tétanisa, les reins cambrés, gorge gonflée de grondement et tête en arrière. Les cuisses écartée au maximum, les genoux repliés les orteil crispé sur son plaisir, elle agrippa son amant par les hanches pour le plaquer plus fort. Les coups de boutoir cognèrent dans le sexe ruisselant, résonnant dans l’habitacle, faisant brimbaler et vibrer Keilona sur la banquette, ébranlant la voiture qui oscillait dans la tempête.

Elle jouit longuement, les pieds crispés, les ongles enfoncés dans les reins de l’homme qui la labourait.

Au moment où l’homme accélérait pour jouir à son tour, elle eut un sursaut.

-         Nooon !! pas dans moi !

Et elle se dégagea violemment en repoussant son amant tandis qu’elle se reculait brutalement,  extrayant par là le phallus raide de son vagin. Elle reçu la giclée entre les seins. La coulée blanche s’effila jusqu’au nombril. Ethan estomaqué, sonné, incapable de réagir dans l’anéantissement de l’orgasme, la vit comme au ralenti, s’avancer vers son sexe, l’envelopper de ses lèvres et senti le fourreau brûlant l’engloutir. Une décharge incandescente irradia son membre jusqu’à son fondement et remonta en étincelle le long de son dos jusqu’à la nuque où elle explosa en milliard d’étoiles. A genoux sur le siège, il défaillit. Agrippée à ses fesses, la bouche pleine du phallus expulsant ses dernières forces, Keilona le suivit quand il bascula en arrière, tapant contre les montants de la portière en dégageant ses jambes, s'étalant sur le dos, la tête hors du véhicule. Dans les sursauts de la chute, la verge s’échappa des lèvres de Keilona rejetée en arrière. Un silence haletant se fit après la chevauchée.

Affalée au fond de la banquette, le dos contre l’autre portière fermée, Keilona l’air absent ramassa d’un index indolent la traînée de semence sur son ventre et la porta à sa bouche, revenant plusieurs fois pour ôter toutes traces. Puis elle replongea sur la verge détendue sur les cuisses de son partenaire et entreprit de la nettoyer de la langue, traquant la moindre goutte et pressant le gland pour trouver l’ultime perle de liqueur.

Le retour fut silencieux, la main de Ethan calée dans l’entrecuisse de la jeune femme et retournant s’y nicher après chaque manoeuvre de conduite.

Il la déposa à quelques distances de l’immeuble du bureau, non loin de sa voiture.

Keilona tremblait de appréhension. Elle était contente de sa journée, satisfaite du plaisir ressentit mais torturée du remord de son écart. Son cœur était agité et frémissait d’un sentiment inconnu pour son amant.

 

Elle fut en retard pour chercher son mari. Celui-ci, debout au bord de la rue, impatient et inquiet, vit s’approcher la voiture dans une manœuvre et une agitation inconnue, mais suspecte.

Il s’installa au volant tandis qu’elle se poussait à la place du passager. En finissant de boucler sa ceinture, il se pencha vers elle avec impatience pour l’embrasser. Elle répondit d’une bouche voluptueuse dans un souffle.

La fragrance du sperme lui sauta au visage. Il fait un bond en arrière le cœur en arrêt. « Tu as sucé » dit-il, en démarrant. Son cœur luttait contre la respiration bloquée, le diaphragme douloureux. Son crâne résonna du battement de son pouls : « non ! non ! non ! pas ça… ! » Il gémit douloureusement, non… !

Interloquée, dans une attitude de méfiance et sournoise, Keilona recroquevillée contre la portière, réfuta l’affirmation.

-Ta bouche sens le sperme, dit il.

- Je n’ai pas sucé au boulot, rétorqua –t-elle, sur un ton de révolte.

- Nous verrons à la maison, dit-il. Je ne t’ai pas autorisé.



[1] Miki miki : arbuste de bord de mer, végétation endémique des atolls. Son bois dur sert à la décoration et à la fabrication de petit objets.

Par Keila - Publié dans : anuanua
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Jeudi 23 décembre 2004


C’était une matinée de chaleur lourde et moite, quand le soleil voilé joue avec une couverture de nuages entre argent et plomb. Les rares bouffées de vent s’essoufflaient en zéphyrs sans âmes. Malgré le temps incertain, il était impensable de passer cette journée de vacances enfermé. La recherche d’un coin tranquille au frais les mena sur la cote nord-est, au bord de l’océan. Ils suivirent la route en corniche, le long de l’océan qui frappait d’une longue houle les anciennes coulées de lave noire en contrebat. De temps à autre de minuscules criques d’accès difficiles sous les hotu[1] ou les purau, s’enchâssaient entre le récif frangeant battu par les vagues et le talus de la route de ceinture. Finalement, au bout de quelques kilomètres un petit espace ombragé, servant visiblement de stationnement, les invita à s’arrêter.

Cachée sous les arbres, une petite plage remplissait les espaces entre les rochers, d’un sable fait de fin débris de coquillages et de cristaux de lave. Les blocs de basalte, certains cyclopéens, ménageaient caches, petits havres et bassins, pleins d’une eau renouvelée par le ressac permanent des rouleaux qui brisait juste à une vingtaine de mètre sur le bord du platier. Keilona descendit , rajusta le short tendu sur ses fesses rebondies et se cambra en s’étirant, ce qui fit se redresser ses seins. Le frottement sur le tissu du caraco de jersey moulant érigea les tétons sous la toile. Elle ferma à demi les yeux sous un voile chaviré et poussa un soupir de satisfaction. Manoa qui descendait à son tour le sac de plage à la main, surprit du coin de l’œil son expression et sourit : les clochettes birmanes[2]faisaient leur effet. Avant de partir pour cette promenade, il lui avait inséré tout au fond de sa grotte d’amour, les deux boules dorées reliées par une cordelette. Remplie chacune d’une autre boule plus lourde, elles vibrent à chaque mouvement et entretiennent une onctueuse excitation conduisant souvent à l’extase.

Ils avancèrent sans hâte sur quelques mètres, découvrant la plage. Derrière un roc cyclopéen qu’il fallut contourner en se mouillant les pieds, ils découvrirent un espace dégagé parsemé de cailloux avec une dalle de lave blottie contre le rocher, d’une taille suffisante pour servir de couchette. Un hotu centenaire, moussu et festonné de maire[3] rampant, accroché par d’énormes racines au flanc du talus ombrageait le refuge. Le grondement continu de la houle déferlant était ponctué des éclatements des rouleaux sur le récif, suivi du jaillissement des milles gouttelettes mousseuses qui crépitaient en retombant. Des plaques de soleil mercurait la mer.

 

Keilona se mit nue. Elle étala soigneusement la couverture sortie du sac sur la table de pierre et tendit volontairement son postérieur rebondi en direction de son tane. Celui ci saisit l’invite et écartant les globes, darda de quelques longues lapées sa langue entre ses fesses. La jouissance rapide qu’elle éprouva après seulement cinq ou sept coups de langue, préluda à la longue série d’extases qu’elle devait goûter ce jour là. Elle prit le roman qu’elle avait amené et s’installa confortablement sur dos, les jambes repliées, les pieds bien à plats et cuisse légèrement écartée, offrant à l’océan le spectacle de son entrejambe.

 

Le pubis dodu, presque entièrement épilé portait un dragon couché, tatoué sur le mont de vénus. Les petites lèvres dégageaient des grandes lèvres leur crête brune et montraient le petit anneau de métal fermé d’une boule donc elles étaient chacune percées. Un anneau identique ornait le manteau rose pale du clitoris. La fente en dessous s’évasait en une niche aux bords lisses d’un rose sombre nacré, qui palissait doucement jusqu’au reste de l’hymen, défloré depuis longtemps maintenant. La corolle brune de son anus s’évasait en une fleur à vingt pétales séparés en son milieu par deux oblongs petits renflements d’aisance plus important. Tous les plis en étoile se rejoignaient au centre en un orifice tendre, d’un calme brun-rouge, légèrement violacé. C’était là une rose d’expérience qui ne craignait pas, à coup sûr, les mandrins les plus gros.

 

La lecture les occupa un moment. De temps à autre, Manoa observait sa femme allongée. Les crispations du bas ventre et quelques serrements de cuisses indiquaient les délices que lui infligeait à chacun de ses mouvements l’objet caché dans sa grotte d’amour. Il abandonna son livre, s’approcha d’elle doucement et à genoux sur le sable, enfouit la tête entre ses jambes et se régala du sexe. Keilona se cambra, gémit dans un long soupir et jouit rondement.

Ah…le bandit, dit-elle en souriant.

Il lui fit un clin d’œil significatif et se pourléchant.

Mmmm miam, miam.. ! fit-il, en souriant à son tour.

Ainsi, cinq ou six fois dans l’heure qui suivit, de son initiative ou cédant de bonne grâce à la prière : « Mange moi le minou » il lécha, téta, suça de la langue et des lèvres la papaye moelleuse offerte sa caresse. Par deux fois, la jouissance plus forte, sous les contractions du ventre, fit jaillir de son nid la première des deux boules de plaisir. Sans cesser ses manœuvres et d’une langue experte, il remis à sa place le bijou capricieux.

 

Le soleil s’approchait de son zénith. Dans l’ombre du hotu la chaleur restait supportable, mais Manoa eut envie de se dégourdir les jambes. Il partit se promener le long de la berge. Il s’avança d’abord jusqu’au bord du platier mais recula sous la menace du brisant.  Il roda un instant autour des rochers les pieds nus, marchant tantôt dans l’eau fraîche du ressac, tantôt au sec, faisant crisser le sable sous ses pieds, savourant le massage des grains sous la plante. Sur la route en hauteur qu’il guettait de temps en temps, ne passait que de rare voiture et aucun piéton jusqu’à présent. L’endroit où ils s’étaient installés, bien que dissimulé n’était pas ignoré des habitants du quartier. Des traces visibles d’une fréquentation courante montraient qu’au moins les fins de semaines, la petite crique était habituellement envahie par les familles du coin. Aussi faisait-il attention à la présence d’un passant éventuel qui s’offusquerait de voir sa femme ainsi dévoilée.

 

Il décida d’explorer plus loin vers le nord où les vagues battaient directement le chaos de blocs de lave noire. Avançant de roche en roche au-dessus de la limite des vagues, il arriva à un renfoncement surplombé de branches centenaires de purau s’accrochant à la falaise. Un espace plat formait un talus qui descendait par deux ressauts dans mer. Dans le premier, protégé par une ancienne coulée de lave que sa dureté différente avait mieux protégée de l’érosion, un bassin d’un peu plus de deux mètres de diamètre proposait son eau fraîche et propre. Il servait de déversoir au trop plein des vagues qui parvenaient à jaillir plus haut de la barrière de pierre. Il s’avança jusqu'à son bord et vit le fond tapissé de sable gris et descendit dans la vasque. L’eau lui arrivait aux genoux.

 

La marche dans les rochers brûlant l’avait échauffé. Il ôta le tricot de corps qu’il portait comme vêtement et le lança sur les branches proches où il se crocha, puis s’accroupit, s’aspergea pour se rafraîchir et s’allongeât un instant la nuque dans l’eau, fermant les yeux sur ce plaisir. Il explora le coin cinq minutes encore puis repartit tranquillement vers la crique avec l’intention de parler de l’endroit à Keilona.

 

Il avait continué d’observer le sommet du talus durant sa marche aller, il fit de même au retour. Aussi remarqua-t-il aussitôt une tête qui dépassait des buissons quelques mètres au dessus de l’endroit où était allongée sa femme. Le voyeur concentré sur le spectacle ne le vit pas tout de suite, mais il s’aperçut qu’un deuxième larron complice du premier qui se dissimulait lui un peu plus haut derrière les broussailles, l’avait vu s’approchant.

 

Il continua d’avancer sans manifester de réaction et quand il se fut rapproché, fit un sourire léger au premier qui lui répondit par un signe mi-connivence mi-salut de la main. Il salua à son tour du mouvement de la main des taurearea[4] inspiré des surfeurs ( les gens à la coule) et alla s’asseoir près de Keilona qui continuait de lire tranquillement sans se douter de la présence des spectateurs. Il savoura l’instant. Adossé à un rocher, il observait du coin de l’œil le jeune homme dont la tête dépassait et sa femme ignorante des regards concupiscents pointés sur elle.

 

Il finit par la prévenir. Le garçon s’agitait jetant des regards d’un air inquiet à droite et à gauche. Il semblait craindre le passage de quelqu’un qui s’étonnerait de le voir ainsi planté au bord de la route à fixer quelque chose en contrebat. Sans s’émouvoir outre mesure, la jeune femme demandant qui s’était en se rasseyant. Manoa lui expliqua la situation en quelques mots. Elle acquiesça en disant « hé bien, qu’il regarde! » et se recoucha en arrière avec un sourire. Son mari leva franchement la tête et regarda en face le voyeur. D’un signe de tête, celui ci lui demanda l’autorisation de se rapprocher. Il répondit d’un geste d’accord et la tête disparu.

 

Le couple l’entendit s’approcher de derrière le bloc qui les protégeait. Il apparut comme un jeune homme de la même taille que Keilona, bien proportionné, avec une tête ronde aux cheveux noirs bouclés. Il tendit la main. Manoa la serra. Le garçon avait une bouche lippue de jouisseur qui aurait du avertir. Les yeux exorbités, le garçon regarda le sexe de Keilona, l’air émerveillé.

- C’est beau.. ! dit-il

- Ca te plait.. ?

- Oh oui!

Un temps passa durant lequel on entendait que le bruit du ressac.

On change de spot[5].. ? Demanda soudain le nouveau venu.

- Mmm.. ?

Il répéta.

- On change de spot ?

- Où çà ?

- Par là-bas… c’est plus discret

Il tendait la main vers l’endroit qu’avait découvert Manoa peu de temps avant.

- D’accord.

Keilona qui avait suivit la discussion, s’était redressée entre-temps.

-  On ramasse tout…Dit-elle.

 

Et joignant le geste à la parole, elle se mit debout en attrapant la couverture sur laquelle elle s’était reposée et entreprit de la plier sommairement. Son mari rangea les livres dans le sac et les voilà s’avançant, avec en tête leur nouvel hôte, suivi de Manoa, puis de Keilona toujours nue, la couverture négligemment jetée sur l’épaule, les fesses et le pubis à l’air, magnifique de décontraction et de naturel.

 

Le jeune homme ôtait déjà son caleçon et son slip, alors qu’ils arrivaient à peine. La toison de son pubis taillée courte surprit Manoa. Cela indiquait une sensualité inattendue de la part d’un homme de cet age. Il ne paraissait pas avoir plus d’une vingtaine d’année. Keilona s’était assise sur le seul gros caillou convenable, après avoir posé la couverture sous ses fesses. Debout devant elle, le jeune apollon musclé d’une rondeur bien portante, n’était pas timide. Son sexe en promesse d’érection révélait déjà une taille honorable. Keilona l’enveloppa des deux mains, se pencha la langue en avant et l’enfouit dans sa bouche.

 

Son mari attentif au spectacle, descendit son bermuda sur ses genoux. La verge en érection, coincé par la ceinture élastique, bondit dans le mouvement fait pour le dégager. La prenant dans sa main, il s’accroupit au plus près de l’action, le souffle court. Le phallus du jeune homme s’était tendu dans une belle courbure et gonflé en une taille qui emplissait bien la bouche. La langue active sous le frein, les lèvres bien serrées sur hampe, Keilona suça.

Le garçon savoura un moment la caresse les yeux chavirés, la respiration sifflant entre les dents. Il parvint à contrôler la montée du plaisir et pour s’éviter de jouir trop vite, il se pencha et se mis à pétrir de toutes ses mains, le corps de la suceuse. Les tétons malaxés se durcirent, l’arrondi du ventre palpé frémit, les hanches empoignées furent massées et glissant une main volontaire entre les cuisses, il parvint, d’un doigt extrême à titiller le clitoris dardé et la fente juteuse en dessous.

 

Au bout d’un moment, il écarta doucement les hanches, attirant la bouche en ventouse qui se vida du pénis avec un petit clappement surprit et plongea la tête dans l’entrejambe. Keilona assise d’un air égaré et avide se pourlécha les lèvres. Repoussé en arrière par une main impérieuse mais tendre, elle s’appuya sur les rochers dans son dos, tandis que son mari arrangeait la couverture pour lui éviter des griffures. Elle ferma les yeux de plaisir quand la langue se mit à lui lécher la vulve sur toute sa longueur.

Manifestant une expérience certaine et prenant un plaisir visible par sa gloutonnerie, le jeune homme exposa tout son savoir. De nombreuses variantes de sucements, titillations, enfournages, lapements, firent décoller plusieurs fois une Keilona ravie, la conque liquéfiée et le clitoris tumescent.

 

L’anneau de sa rose, violacée, congestionné et béant, fut aussi exploré d’un doigt habile qui utilisait la liqueur de jouissance pour lubrifier le conduit et forcer trois phalanges. Plusieurs fois, la plus externe des boules de plaisir, luisante de nectar, jaillit de la grotte sous une contraction plus forte, heureusement retenue par le cordon à l’autre encore à intérieur. Et chaque fois, réintroduite fermement comme un membre viril, elle amplifiait les spasmes de bonheur. Sous le regard transporté de son tane, écartelée sur le dos, les cuisses tenus serré contre la poitrine par ses avant bras crispés, couverte de sueur, secouée de tremblements convulsifs, les yeux chavirés, la gorge gonflée exhalant des râles grondant, Keilona se pâma, submergé par les vagues de jouissances.

 

Elle revint lentement à la réalité, les yeux dans le vague, l’air radieux puis sourit largement de connivence. Mais le jeune homme, enflammé, ne lui laissa pas un long répit. S’étant redressé de la position accroupie qu’il avait tenue jusque là, il s’allongea à moitié sur elle et frotta son pénis sur la vulve ruisselante, repoussant du gland le manteau du bourgeon d’or, l'échauffant à nouveau jusqu’à ce qu’un nouveau spasme de jouissance secouât son amante, faisant jaillir les deux qui roulèrent sous le rocher. Abandonnant alors le sexe béant, il se plaça près de la tête dans une position quelque peu acrobatique et présenta son dard à la bouche docile. Happé par la ventouse des lèvres en corolle, il désigna à Manoa le pubis de la jeune femme et lui fit signe de la pénétrer en même temps. Celui ci investit de son phallus, la fente onctueuse de sa femme et copula doucement.

 

Les deux hommes harmonisèrent naturellement leurs mouvements et observèrent la montée du plaisir de Keilona, la bouche envahi par le membre brûlant, roide et doux entre ses lèvres, la tête de travers secouée par les coups de hanches impérieux du galant, enlacée, pénétrée, possédée par son mari.

Manoa, sentit les contractions de jouissance du vagin de sa femme quand, gémissant d’un ton bas, la verge frémissante, le jeune homme gicla longuement sa semence dans la bouche veloutée et active. Les joues creuses, elle retint jusqu’au bout le gland entre ses lèvres en corolle, jusqu’à ce que, complètement détendu, il glissât hors du foureau. Ouvrant alors la bouche, la langue en arrière, elle montra à son homme le sperme blanc et mousseux qui baignait la cavité avant de l’avaler d’un air gourmand.

 

Le bassin d’eau claire accueillit Keilona de sa fraîcheur. Elle s’ébroua dans la vasque, nettoyant son corps de la sueur et des sécrétions. La chaleur était toujours lourde. Les deux hommes à leur tour entrèrent dans l’eau pour se rafraîchir et se laver. Tandis qu’il s’essuyait quelques minutes plus tard, le jeune homme, désignant d’un air vague le chemin par lequel ils étaient venus, dit à Manoa que son copain, le deuxième voyeur qu’ils avaient complètement oublié, était dans les parages. Effectivement, le tricot de corps jaune dont il était vêtu se distinguait à quelques distances derrière les buissons où il se dissimulait.

- Son copain veut venir aussi, dit Manoa à sa femme.

- Ah bon… ? Où est-il ?

- Là bas … Il nous regarde…

- Ben... dis-lui de venir, répondit-elle.

- Appelle le, dit Manoa a son tour en se tournant vers le jeune homme.

Celui ci entre temps s’était rhabillé. Il s’éclipsa tandis que le couple s’enlaçait amoureusement et s’exprimait leur complicité du plaisir que Keilona avait reçue.

 

Le nouveau venu surgit silencieusement près d’eux en souriant. Après avoir dit bonjour poliment, il resta debout l’air gêné et timide, bien différent de son ami. Keilona, nue devant lui, vaquait à ranger sur les branches basses de l’arbre la serviette dont elle s’était séchée. Il s’assit maladroitement sur une roche aux bords acérés, repliant une jambe en soutien. Plus grand et plus sec que son ami, il était aussi plus brun, avec des cheveux décolorés de surfeur, taillés en brosse, s’allongeant en une mèche longue sur la nuque. Il portait un pantalon coupé qui lui couvrait les genoux mais s'arrêtait à mi-mollet.

Après un court échange de banalités sur le temps et la saison, Manoa impatienté par son manque d’initiative lui annonça :

- Elle va te sucer.

 

La jeune femme s’assit, attendant, sur la couchette de pierre qui avait déjà servi. Rapidement alors le jeune homme se redressa, s’avança devant elle, défit la fermeture de son vêtement et baissa son caleçon. Sa petite verge encore intimidée, pointait vers le bas son large gland violacé. Sans attendre Keilona le prit en bouche, lui rappelant rapidement sa vigueur. Il était assez court et raide, dressé en oblique vers le ciel, s’élargissant de la racine au gland à la large collerette, les petites prunes bien serrés sous la hampe.

 

Ayant joué un moment des lèvres et de la langue, la voluptueuse l’enserra dans sa paume et le branla rondement de quelques allées venues comme pour traire. En moins d’une dizaine de coups, la verge rendit son premier jet épais qui aspergea la main jusqu’au poignet. Les jets suivants furent rapidement happés par la langue puis absorbée par la bouche en ventouse qui ne gaspilla plus une goutte.

 

Keilona bu la gorgée de liqueur sans attendre, gardant le pénis enfourné, jusqu'à ce qu’il débande. Puis dans un sourire radieux, ouvrit la bouche en tirant la langue pour montrer aux hommes qu’elle avait tout bu. Son mari lui indiqua alors d’un geste, sa main engluée d’une coulée nacrée de sperme épais et grumeleux. Sans cesser de sourire, elle nettoya la coulure d’une large lichée, montra sur sa langue la présence du nectar crémeux accroché aux papilles, avala ostensiblement et tira à nouveau une langue rose et vierge de toutes traces.

 

Le couple resta encore quelques minutes à se baigner dans le bassin puis à rhabiller, tandis que le jeune homme après un sourire et des remerciements polis, s’éloignait et disparaissait, rejoignant son copain, sûrement impatient de se raconter leur bonne fortune.

 

Le retour fut tranquille. Chacun savourant en silence les souvenirs du moment passé. Tous les deux enchantés du plaisir partagé. De temps en temps ils se regardaient en souriant et croisaient tendrement leurs doigts, Keilona se penchant amoureusement vers son mari pour échanger un rapide baiser.



[1] Hotu – Barringtonia, arbre de bord de mer

[2] Clochettes birmanes – Rin no tama, dites boule de geisha.

[3] Maire – Fougère odorante

[4] Taurearea – Adolescent, jeune.

[5] Spot – Terme de surf, endroit adéquat pour le surf par extension, un endroit mieux approprié.

Par Keila Keila - Publié dans : anuanua
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Jeudi 23 décembre 2004

Les plaisirs sensuels d’une femme mariée

Elle est petite, agréablement ronde et bien faites, avec de long cheveux brun miel. Sa chute de rein est un fantasme et ses fesses rondes, un rêve lubrique. Elle en joue adroitement quand elle s’habille court, avec une fine retenue et un maintien discret, qui cache l’émoi qui l’agite. Elle adore vivre des situations excitantes dans lesquelle elle se glisse avec volupté, savourant l'émoi de ses lèvres intimes.

Usant de sa séduction, elle sélectionne les mâles avec lesquels elle joue.

 Et voici des fortunes, imaginées, rêvées, vécues pour conduire à l'extase tout ceux qui l'aimeront.

Keilona la Sensuelle

Par Keila Keila - Publié dans : anuanua
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