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Ethan était assis derrière son bureau. Les deux mains sous le menton, il l’attendait dans une posture affichée d’attente ahurie qui se transforma en large sourire à son entrée.
Il lui indiqua vaguement les sièges en se redressant.
- Assieds toi
Keilona s’exécuta dans le plus proche des deux fauteuils visiteurs, les jambes serrée sous sa jupe large, le cœur battant.
- Tu sais pourquoi je t’ai fais venir ? demanda-t-il, lentement.
- Non…je ne sais pas, répondit elle d’un ton hésitant.
- Tu n’as pas ta petite idée ?
- Ben…je… Elle laissa la phrase en suspends.
Le ton plaisant et l’air égrillard qui s’installait lentement sur le visage de son interlocuteur faisait taire les angoisses professionnelles. Il reprit.
- Tu sais que tu me plais ?
- C’est ce que j’ai cru comprendre, répondit-elle d’un ton peu assuré.
Les regards vaguement concupiscents dont il la gratifiait depuis longtemps n’y étaient pas pour rien.
- Et moi, j’ai cru comprendre que je ne te laissais pas indifférent ?
- Non, ce n’est pas ça…mais…
- Comment ça non ! la coupa-t-il. J’ai pourtant bien remarqué ton manège…
- Mon manège… ?! Se hérissa-t-elle.
Elle n’acceptait pas que sa coquetterie de femme qui se sait observée soit assimilée à des manigances.
C’était mal parti.
Il le comprit rapidement et corrigea.
- Ben non, j’ai remarqué que tu es très sensuelle…En fait, tu es vraiment…bandante.
- Ca alors ! Se détendit-elle en souriant
La crudité, qu’elle n’attendait pas, de la dernière expression l’avait remuée. Le flatteur n’est pas d’une laideur repoussante, il était même beau garçon et le compliment d’un supérieur, même à caractère sexuel, était toujours bienvenu pour Keilona. Il fallait quand même résister, au moins ne pas céder trop vite.
- Je suis mariée, reprit-elle. Et, j’aime mon mari…
- Je comprends… moi aussi je suis en couple et j’aime ma compagne.
- Ah… tu n’es pas marié.
Elle savait qu’il avait deux enfants. Elle les avait vu à plusieurs occasions avec leur mère.
- Non.
Il laissa passer un temps et reprit.
- Non, mais ce n’est pas
Il hésitait.
- Je ne te demande pas de l’amour, mais… on pourrait s’amuser. Sans te forcer quoi, tu vois…enfin, tu es mignonne, tu me plais et tu a l’air… très chaude.
Elle l’avait écouté s’empêtrer en essayant de prendre son air le plus neutre malgré l’excitation montante, mais elle épanouit malgré elle un sourire, sur la dernière déclaration.
- Mmm, c’est à voir, minauda-t-elle
Elle reprenait le contrôle et revenait à ce qu’elle connaissait bien. Elle se détendit et redressa le buste, gardant quelque chose d’alangui dans la posture.
Ethan derrière la protection de son bureau, symbole de son pouvoir, se senti encouragé par la satisfaction de la jeune femme assise devant lui. Son regard se riva sur les pointes des seins qui se dévoilaient sous le tissu moulant du bustier. Il suivi des yeux la ligne du corps jusqu’aux hanches, drapées dans la partie serrée de la jupe qui s’évasait en plis jusqu’à mi-jambe. Il s’éclaircit la gorge, gêné, et reprit.
- Il paraît que tu ne portes pas de sous-vêtements.
Elle reçu la déclaration d’un air égal, cachant son émotion.
- Ah oui… et qui t’a dit ça ?
- Les collègues en parlent et…
- Et ils te l’ont dit..? le coupa-t-elle, remontée.
- Non mais... c’est que, on ne voit pas souvent la marque de culotte sous ta robe et tes fesses remuent bien quand tu marches.
Charmeur, il souriait largement, en le disant.
- C’est vrai, je ne met pas de culotte, dit elle sur un ton un peu provoquant. Mais ce sont les filles qui te l’ont dit?
Elle revenait à sa hargne.
- Non, pas directement, j’ai juste entendu un bout de conversation… Elle disait que…enfin, tu connais les filles… Bredouilla-t-il. Allons, montre moi, plaida-t-il enfin, je peux voir?
Le charme affecté, l’air égrillard et le regard concupiscent du libertin avait disparu pour faire place à un petit garçon en attente du Père Noël.
Keilona qui avait gardée les mains durant presque tout l’entretien, posées contre son ventre dans le creux de ses cuisses, les glissa jusqu’à ses genoux et serrant le tissus de la jupe entre ses doigts, la tira en arrière jusqu’à mi-cuisse. Dans le même temps elle avait relâché la tension qui maintenait ses cuisses l’une contre l’autre et elles s’écartaient dans un voluptueux abandon. Le cœur battant, elle saisit le volant plissé du bord de la jupe et le souleva lentement, l’amenant jusqu’aux seins. Ethan, en se levant de son siège, avait suivit la révélation du secret en se rapprochant et il était maintenant vautré sur son bureau, appuyé sur les coudes, le cou tendu, le regard droit vers le bas-ventre ainsi découvert. Le triangle du pubis ne montrait que le haut du mont de vénus glabre et le dragon tatoué.
La jeune femme haletait d’émotion. Elle avança les hanches, bascula en arrière, en appui des deux coudes sur les bras du fauteuil, écarta lentement les jambes, tandis qu’elle remontait les genoux et exposa la conque maintenant gluante de son sexe. Ethan étouffa un cri de surprise incrédule, à la vue du capuchon retroussé sur bouton de chair nacré du clitoris et des petites lèvres brunes, luisantes, finement ourlées, ornés chacun de son anneau.
Keilona mordit dans son vêtement pour étouffer un gémissement...
En retrait du rose pale des délicates muqueuses, l’orifice dentelé de la grotte d’amour, d’un rose plus soutenu, bavait de sa liqueur de désir. Sous le regard de son chef, sans se toucher, elle se mit à jouir. L’homme ébahi regarda le plaisir monter et déferler sur la jeune femme, qui, les pieds tordus, les orteils repliés de ravissement, dans le bruit de succion et de clapot que faisait son vagin ruisselant, salivait les dents serrées sur le tissu en grondant.
Elle reposa lentement les pieds sur le sol, en haletant et ouvrit des yeux chavirés. Elle émit un petit rire devant l’air pétrifié de son chef, qui reprit ses esprits en secouant la tête.
- Waou ! Fit-il. Eh bien…ça vaut le coup !
Il se rassit et se laissa aller en arrière. Il n’avait pas éjaculé malgré l’urgence de l’érection qui pulsait dans son pantalon, mais il avait l’air aussi épuisé que l’exhibitionniste.
Keilona se rajusta en rabattant sa jupe et se redressa sur le siège. Toujours un peu confuse, un peu penaude, elle obtempéra sans résistance à sa demande, passa derrière le bureau où elle resta debout passive, près de lui.
Il glissa la main sous sa jupe pour lui caresser les fesses et savoura un instant la douceur de la peau en flattant les rondeurs. Puis il insinua un doigt dans la raie en manoeuvrant des doigts pour écarter globes fermes, jusqu’à l’étoile de l’anus et s’amusa de la trouver si humide de sa précédente jouissance et aussi large.
- Hé bien, on peut dire que tu cache bien des choses ! J’ai rarement vu un aussi beau cul et je n’ai jamais vu un trou ouvert comme ça. On dirait qu’il aime ça !
Et en disant, il déplissait l’anneau d’un mouvement circulaire du médius lubrifié par les secrétions.
Il la fit pivoter complètement dos à lui et de l’autre main s’aida à écarter les fesses. Il apprécia la corolle aux pétales d’un marron violacé qui s’écarquillait sous les doigts en muqueuses roses, plissées à l’orifice. Keilona, qui se mordait les lèvres pour le retenir, laissa docilement la main de l’homme prendre possession de son fondement et d’un cambrement lascif, lui en facilita l’accès. Il glissa un doigt dans le sillon mousseux de la vulve en dessous, entre les lèvres gluantes jusqu’au clitoris et le titilla d’une vibration de la phalange, en repoussant le capuchon. Keilona, qui n’avait rien à lui refuser, rendit grâce dans un geignement en humectant la main qui la caressait de sa liqueur opalescente.
Il y avait bien quinze minutes que la jeune femme était entrée dans
- Tu suces... ? demanda-t-il d’un ton doux.
Sans répondre, la jeune femme s’accroupit lentement entre ses jambes et leva des yeux flous vers lui. Il dégrafa sa ceinture sans tarder, descendit la fermeture et extirpa lui même son sexe de son sous-vêtement. La jeune femme entoura le phallus raide de ses deux mains, fit glisser le prépuce sur le gland avec attention, l’enfournant décalotté dans sa bouche et le téta dans la foulée, la langue pressant sous le frein pour mieux aspirer. Après quelques mouvements à cadence régulière, une vibration remonta le long de
Elle se redressa en se léchant ses lèvres poisseuses, faisant la moue avec des petits bruits, pour les nettoyer de la semence collante qui les souillait. Ethan anéanti, restait la verge ramollie, affalé en arrière dans son fauteuil. Il allongea le bras mollement, encore sur son nuage, pour attraper dans un tiroir un mouchoir de papier qu’il lui tendit.
- Tu as de l’eau ? demanda-t-elle
Il tendit à nouveau le bras et sortit une bouteille d’eau dont elle se saisit. Tandis qu’elle buvait une gorgée à la régalade puis s’essuyait les lèvres, il l’interrogea.
- A quelle heure tu finis ?
- A quatre heures.
- Et, qu’est ce que tu fais après ?
- Ben, je dois aller chercher mon mari à cinq heures et demie.
- Tu es libre alors avant…
- Si tu veux…
- Bon, attends moi devant le snack Lili, je passerai te prendre.
Il citait une petite échoppe de restauration rapide du quartier, situé dans la rue d’après, à une centaine de mètre de leur immeuble. Elle n’hésita pas beaucoup.
- D’accord, dit elle, mais pas longtemps…hein. ?
Il sourit en réponse.
Il s’était rajusté et c’est dans une tenue des plus strictes qu’il lui ouvrit la porte, sur un clin d’œil.
Le reste de l’après midi passa dans le rêve d’une fin de journée pleine de promesse.
Peu après quinze heures trente, elle fila aux toilettes où elle passa une bonne dizaine de minute à se rafraîchir. Et à l’heure dites, elle quittait l’entreprise sans tarder.
Elle marcha rapidement jusqu’au lieu du rendez vous. La voiture allemande aux vitres teintées de son chef était garée dans la rue du snack. Alors qu’elle s’en approchait, la portière du passager avant s’ouvrit brusquement. Elle sursauta puis se ressaisissant rapidement, courut sur quelques pas, s’engouffra dans le véhicule et referma
Une fois dans le flot de la circulation, ils se détendirent tous les deux et s’apercevant de leur soupir de soulagement simultané, ils éclatèrent de rire. Le pilote appuya sur un touche du tableau de bord et la musique envahi l’habitacle. Reposant négligemment la main sur le genou de sa passagère, Ethan tout en conduisant, caressa le long de la cuisse dans un lent mouvement de va et vient. Lui rendant la pareille, Keilona nicha sa main en haut des cuisses, directement sur la bosse que formait le sexe mâle ; qu’elle sentit se tendre dans sa prison de tissus.
Ethan se dégagea de la circulation et prit une route vers les hauteurs qui serpentait en s’élevant. La puissante automobile abandonna rapidement les dernières habitations, pour atteindre des hauteurs boisée ; s’ouvrant au gré des virages sur des perspectives de vallées encaissées à la végétation luxuriante, avec en fond, perdu dans une brume de fin de journée, la silhouette en ombre chinoise de Moorea. Une courte piste de terre envahie d’herbe, un petit replat en retrait, et face à la pente et face au paysage, Ethan gara la voiture dans un dernier ronflement de moteur. Il n’y avait pas quinze minutes qu’ils avaient quitté le centre ville.
Keilona descendit sans attendre et s’avança, dans la brise de montagne qui remuait les feuilles, jusqu’au bord de
Keilona se tétanisa, les reins cambrés, gorge gonflée de grondement et tête en arrière. Les cuisses écartée au maximum, les genoux repliés les orteil crispé sur son plaisir, elle agrippa son amant par les hanches pour le plaquer plus fort. Les coups de boutoir cognèrent dans le sexe ruisselant, résonnant dans l’habitacle, faisant brimbaler et vibrer Keilona sur la banquette, ébranlant la voiture qui oscillait dans la tempête.
Elle jouit longuement, les pieds crispés, les ongles enfoncés dans les reins de l’homme qui la labourait.
Au moment où l’homme accélérait pour jouir à son tour, elle eut un sursaut.
- Nooon !! pas dans moi !
Et elle se dégagea violemment en repoussant son amant tandis qu’elle se reculait brutalement, extrayant par là le phallus raide de son vagin. Elle reçu la giclée entre les seins. La coulée blanche s’effila jusqu’au nombril. Ethan estomaqué, sonné, incapable de réagir dans l’anéantissement de l’orgasme, la vit comme au ralenti, s’avancer vers son sexe, l’envelopper de ses lèvres et senti le fourreau brûlant l’engloutir. Une décharge incandescente irradia son membre jusqu’à son fondement et remonta en étincelle le long de son dos jusqu’à la nuque où elle explosa en milliard d’étoiles. A genoux sur le siège, il défaillit. Agrippée à ses fesses, la bouche pleine du phallus expulsant ses dernières forces, Keilona le suivit quand il bascula en arrière, tapant contre les montants de la portière en dégageant ses jambes, s'étalant sur le dos, la tête hors du véhicule. Dans les sursauts de la chute, la verge s’échappa des lèvres de Keilona rejetée en arrière. Un silence haletant se fit après la chevauchée.
Affalée au fond de la banquette, le dos contre l’autre portière fermée, Keilona l’air absent ramassa d’un index indolent la traînée de semence sur son ventre et la porta à sa bouche, revenant plusieurs fois pour ôter toutes traces. Puis elle replongea sur la verge détendue sur les cuisses de son partenaire et entreprit de la nettoyer de la langue, traquant la moindre goutte et pressant le gland pour trouver l’ultime perle de liqueur.
Le retour fut silencieux, la main de Ethan calée dans l’entrecuisse de la jeune femme et retournant s’y nicher après chaque manoeuvre de conduite.
Il la déposa à quelques distances de l’immeuble du bureau, non loin de sa voiture.
Keilona tremblait de appréhension. Elle était contente de sa journée, satisfaite du plaisir ressentit mais torturée du remord de son écart. Son cœur était agité et frémissait d’un sentiment inconnu pour son amant.
Elle fut en retard pour chercher son mari. Celui-ci, debout au bord de la rue, impatient et inquiet, vit s’approcher la voiture dans une manœuvre et une agitation inconnue, mais suspecte.
Il s’installa au volant tandis qu’elle se poussait à la place du passager. En finissant de boucler sa ceinture, il se pencha vers elle avec impatience pour l’embrasser. Elle répondit d’une bouche voluptueuse dans un souffle.
La fragrance du sperme lui sauta au visage. Il fait un bond en arrière le cœur en arrêt. « Tu as sucé » dit-il, en démarrant. Son cœur luttait contre la respiration bloquée, le diaphragme douloureux. Son crâne résonna du battement de son pouls : « non ! non ! non ! pas ça… ! » Il gémit douloureusement, non… !
Interloquée, dans une attitude de méfiance et sournoise, Keilona recroquevillée contre la portière, réfuta l’affirmation.
-Ta bouche sens le sperme, dit il.
- Je n’ai pas sucé au boulot, rétorqua –t-elle, sur un ton de révolte.
- Nous verrons à la maison, dit-il. Je ne t’ai pas autorisé.
[1] Miki miki : arbuste de bord de mer, végétation endémique des atolls. Son bois dur sert à la décoration et à la fabrication de petit objets.