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Jeudi 23 décembre 2004


C’était une matinée de chaleur lourde et moite, quand le soleil voilé joue avec une couverture de nuages entre argent et plomb. Les rares bouffées de vent s’essoufflaient en zéphyrs sans âmes. Malgré le temps incertain, il était impensable de passer cette journée de vacances enfermé. La recherche d’un coin tranquille au frais les mena sur la cote nord-est, au bord de l’océan. Ils suivirent la route en corniche, le long de l’océan qui frappait d’une longue houle les anciennes coulées de lave noire en contrebat. De temps à autre de minuscules criques d’accès difficiles sous les hotu[1] ou les purau, s’enchâssaient entre le récif frangeant battu par les vagues et le talus de la route de ceinture. Finalement, au bout de quelques kilomètres un petit espace ombragé, servant visiblement de stationnement, les invita à s’arrêter.

Cachée sous les arbres, une petite plage remplissait les espaces entre les rochers, d’un sable fait de fin débris de coquillages et de cristaux de lave. Les blocs de basalte, certains cyclopéens, ménageaient caches, petits havres et bassins, pleins d’une eau renouvelée par le ressac permanent des rouleaux qui brisait juste à une vingtaine de mètre sur le bord du platier. Keilona descendit , rajusta le short tendu sur ses fesses rebondies et se cambra en s’étirant, ce qui fit se redresser ses seins. Le frottement sur le tissu du caraco de jersey moulant érigea les tétons sous la toile. Elle ferma à demi les yeux sous un voile chaviré et poussa un soupir de satisfaction. Manoa qui descendait à son tour le sac de plage à la main, surprit du coin de l’œil son expression et sourit : les clochettes birmanes[2]faisaient leur effet. Avant de partir pour cette promenade, il lui avait inséré tout au fond de sa grotte d’amour, les deux boules dorées reliées par une cordelette. Remplie chacune d’une autre boule plus lourde, elles vibrent à chaque mouvement et entretiennent une onctueuse excitation conduisant souvent à l’extase.

Ils avancèrent sans hâte sur quelques mètres, découvrant la plage. Derrière un roc cyclopéen qu’il fallut contourner en se mouillant les pieds, ils découvrirent un espace dégagé parsemé de cailloux avec une dalle de lave blottie contre le rocher, d’une taille suffisante pour servir de couchette. Un hotu centenaire, moussu et festonné de maire[3] rampant, accroché par d’énormes racines au flanc du talus ombrageait le refuge. Le grondement continu de la houle déferlant était ponctué des éclatements des rouleaux sur le récif, suivi du jaillissement des milles gouttelettes mousseuses qui crépitaient en retombant. Des plaques de soleil mercurait la mer.

 

Keilona se mit nue. Elle étala soigneusement la couverture sortie du sac sur la table de pierre et tendit volontairement son postérieur rebondi en direction de son tane. Celui ci saisit l’invite et écartant les globes, darda de quelques longues lapées sa langue entre ses fesses. La jouissance rapide qu’elle éprouva après seulement cinq ou sept coups de langue, préluda à la longue série d’extases qu’elle devait goûter ce jour là. Elle prit le roman qu’elle avait amené et s’installa confortablement sur dos, les jambes repliées, les pieds bien à plats et cuisse légèrement écartée, offrant à l’océan le spectacle de son entrejambe.

 

Le pubis dodu, presque entièrement épilé portait un dragon couché, tatoué sur le mont de vénus. Les petites lèvres dégageaient des grandes lèvres leur crête brune et montraient le petit anneau de métal fermé d’une boule donc elles étaient chacune percées. Un anneau identique ornait le manteau rose pale du clitoris. La fente en dessous s’évasait en une niche aux bords lisses d’un rose sombre nacré, qui palissait doucement jusqu’au reste de l’hymen, défloré depuis longtemps maintenant. La corolle brune de son anus s’évasait en une fleur à vingt pétales séparés en son milieu par deux oblongs petits renflements d’aisance plus important. Tous les plis en étoile se rejoignaient au centre en un orifice tendre, d’un calme brun-rouge, légèrement violacé. C’était là une rose d’expérience qui ne craignait pas, à coup sûr, les mandrins les plus gros.

 

La lecture les occupa un moment. De temps à autre, Manoa observait sa femme allongée. Les crispations du bas ventre et quelques serrements de cuisses indiquaient les délices que lui infligeait à chacun de ses mouvements l’objet caché dans sa grotte d’amour. Il abandonna son livre, s’approcha d’elle doucement et à genoux sur le sable, enfouit la tête entre ses jambes et se régala du sexe. Keilona se cambra, gémit dans un long soupir et jouit rondement.

Ah…le bandit, dit-elle en souriant.

Il lui fit un clin d’œil significatif et se pourléchant.

Mmmm miam, miam.. ! fit-il, en souriant à son tour.

Ainsi, cinq ou six fois dans l’heure qui suivit, de son initiative ou cédant de bonne grâce à la prière : « Mange moi le minou » il lécha, téta, suça de la langue et des lèvres la papaye moelleuse offerte sa caresse. Par deux fois, la jouissance plus forte, sous les contractions du ventre, fit jaillir de son nid la première des deux boules de plaisir. Sans cesser ses manœuvres et d’une langue experte, il remis à sa place le bijou capricieux.

 

Le soleil s’approchait de son zénith. Dans l’ombre du hotu la chaleur restait supportable, mais Manoa eut envie de se dégourdir les jambes. Il partit se promener le long de la berge. Il s’avança d’abord jusqu’au bord du platier mais recula sous la menace du brisant.  Il roda un instant autour des rochers les pieds nus, marchant tantôt dans l’eau fraîche du ressac, tantôt au sec, faisant crisser le sable sous ses pieds, savourant le massage des grains sous la plante. Sur la route en hauteur qu’il guettait de temps en temps, ne passait que de rare voiture et aucun piéton jusqu’à présent. L’endroit où ils s’étaient installés, bien que dissimulé n’était pas ignoré des habitants du quartier. Des traces visibles d’une fréquentation courante montraient qu’au moins les fins de semaines, la petite crique était habituellement envahie par les familles du coin. Aussi faisait-il attention à la présence d’un passant éventuel qui s’offusquerait de voir sa femme ainsi dévoilée.

 

Il décida d’explorer plus loin vers le nord où les vagues battaient directement le chaos de blocs de lave noire. Avançant de roche en roche au-dessus de la limite des vagues, il arriva à un renfoncement surplombé de branches centenaires de purau s’accrochant à la falaise. Un espace plat formait un talus qui descendait par deux ressauts dans mer. Dans le premier, protégé par une ancienne coulée de lave que sa dureté différente avait mieux protégée de l’érosion, un bassin d’un peu plus de deux mètres de diamètre proposait son eau fraîche et propre. Il servait de déversoir au trop plein des vagues qui parvenaient à jaillir plus haut de la barrière de pierre. Il s’avança jusqu'à son bord et vit le fond tapissé de sable gris et descendit dans la vasque. L’eau lui arrivait aux genoux.

 

La marche dans les rochers brûlant l’avait échauffé. Il ôta le tricot de corps qu’il portait comme vêtement et le lança sur les branches proches où il se crocha, puis s’accroupit, s’aspergea pour se rafraîchir et s’allongeât un instant la nuque dans l’eau, fermant les yeux sur ce plaisir. Il explora le coin cinq minutes encore puis repartit tranquillement vers la crique avec l’intention de parler de l’endroit à Keilona.

 

Il avait continué d’observer le sommet du talus durant sa marche aller, il fit de même au retour. Aussi remarqua-t-il aussitôt une tête qui dépassait des buissons quelques mètres au dessus de l’endroit où était allongée sa femme. Le voyeur concentré sur le spectacle ne le vit pas tout de suite, mais il s’aperçut qu’un deuxième larron complice du premier qui se dissimulait lui un peu plus haut derrière les broussailles, l’avait vu s’approchant.

 

Il continua d’avancer sans manifester de réaction et quand il se fut rapproché, fit un sourire léger au premier qui lui répondit par un signe mi-connivence mi-salut de la main. Il salua à son tour du mouvement de la main des taurearea[4] inspiré des surfeurs ( les gens à la coule) et alla s’asseoir près de Keilona qui continuait de lire tranquillement sans se douter de la présence des spectateurs. Il savoura l’instant. Adossé à un rocher, il observait du coin de l’œil le jeune homme dont la tête dépassait et sa femme ignorante des regards concupiscents pointés sur elle.

 

Il finit par la prévenir. Le garçon s’agitait jetant des regards d’un air inquiet à droite et à gauche. Il semblait craindre le passage de quelqu’un qui s’étonnerait de le voir ainsi planté au bord de la route à fixer quelque chose en contrebat. Sans s’émouvoir outre mesure, la jeune femme demandant qui s’était en se rasseyant. Manoa lui expliqua la situation en quelques mots. Elle acquiesça en disant « hé bien, qu’il regarde! » et se recoucha en arrière avec un sourire. Son mari leva franchement la tête et regarda en face le voyeur. D’un signe de tête, celui ci lui demanda l’autorisation de se rapprocher. Il répondit d’un geste d’accord et la tête disparu.

 

Le couple l’entendit s’approcher de derrière le bloc qui les protégeait. Il apparut comme un jeune homme de la même taille que Keilona, bien proportionné, avec une tête ronde aux cheveux noirs bouclés. Il tendit la main. Manoa la serra. Le garçon avait une bouche lippue de jouisseur qui aurait du avertir. Les yeux exorbités, le garçon regarda le sexe de Keilona, l’air émerveillé.

- C’est beau.. ! dit-il

- Ca te plait.. ?

- Oh oui!

Un temps passa durant lequel on entendait que le bruit du ressac.

On change de spot[5].. ? Demanda soudain le nouveau venu.

- Mmm.. ?

Il répéta.

- On change de spot ?

- Où çà ?

- Par là-bas… c’est plus discret

Il tendait la main vers l’endroit qu’avait découvert Manoa peu de temps avant.

- D’accord.

Keilona qui avait suivit la discussion, s’était redressée entre-temps.

-  On ramasse tout…Dit-elle.

 

Et joignant le geste à la parole, elle se mit debout en attrapant la couverture sur laquelle elle s’était reposée et entreprit de la plier sommairement. Son mari rangea les livres dans le sac et les voilà s’avançant, avec en tête leur nouvel hôte, suivi de Manoa, puis de Keilona toujours nue, la couverture négligemment jetée sur l’épaule, les fesses et le pubis à l’air, magnifique de décontraction et de naturel.

 

Le jeune homme ôtait déjà son caleçon et son slip, alors qu’ils arrivaient à peine. La toison de son pubis taillée courte surprit Manoa. Cela indiquait une sensualité inattendue de la part d’un homme de cet age. Il ne paraissait pas avoir plus d’une vingtaine d’année. Keilona s’était assise sur le seul gros caillou convenable, après avoir posé la couverture sous ses fesses. Debout devant elle, le jeune apollon musclé d’une rondeur bien portante, n’était pas timide. Son sexe en promesse d’érection révélait déjà une taille honorable. Keilona l’enveloppa des deux mains, se pencha la langue en avant et l’enfouit dans sa bouche.

 

Son mari attentif au spectacle, descendit son bermuda sur ses genoux. La verge en érection, coincé par la ceinture élastique, bondit dans le mouvement fait pour le dégager. La prenant dans sa main, il s’accroupit au plus près de l’action, le souffle court. Le phallus du jeune homme s’était tendu dans une belle courbure et gonflé en une taille qui emplissait bien la bouche. La langue active sous le frein, les lèvres bien serrées sur hampe, Keilona suça.

Le garçon savoura un moment la caresse les yeux chavirés, la respiration sifflant entre les dents. Il parvint à contrôler la montée du plaisir et pour s’éviter de jouir trop vite, il se pencha et se mis à pétrir de toutes ses mains, le corps de la suceuse. Les tétons malaxés se durcirent, l’arrondi du ventre palpé frémit, les hanches empoignées furent massées et glissant une main volontaire entre les cuisses, il parvint, d’un doigt extrême à titiller le clitoris dardé et la fente juteuse en dessous.

 

Au bout d’un moment, il écarta doucement les hanches, attirant la bouche en ventouse qui se vida du pénis avec un petit clappement surprit et plongea la tête dans l’entrejambe. Keilona assise d’un air égaré et avide se pourlécha les lèvres. Repoussé en arrière par une main impérieuse mais tendre, elle s’appuya sur les rochers dans son dos, tandis que son mari arrangeait la couverture pour lui éviter des griffures. Elle ferma les yeux de plaisir quand la langue se mit à lui lécher la vulve sur toute sa longueur.

Manifestant une expérience certaine et prenant un plaisir visible par sa gloutonnerie, le jeune homme exposa tout son savoir. De nombreuses variantes de sucements, titillations, enfournages, lapements, firent décoller plusieurs fois une Keilona ravie, la conque liquéfiée et le clitoris tumescent.

 

L’anneau de sa rose, violacée, congestionné et béant, fut aussi exploré d’un doigt habile qui utilisait la liqueur de jouissance pour lubrifier le conduit et forcer trois phalanges. Plusieurs fois, la plus externe des boules de plaisir, luisante de nectar, jaillit de la grotte sous une contraction plus forte, heureusement retenue par le cordon à l’autre encore à intérieur. Et chaque fois, réintroduite fermement comme un membre viril, elle amplifiait les spasmes de bonheur. Sous le regard transporté de son tane, écartelée sur le dos, les cuisses tenus serré contre la poitrine par ses avant bras crispés, couverte de sueur, secouée de tremblements convulsifs, les yeux chavirés, la gorge gonflée exhalant des râles grondant, Keilona se pâma, submergé par les vagues de jouissances.

 

Elle revint lentement à la réalité, les yeux dans le vague, l’air radieux puis sourit largement de connivence. Mais le jeune homme, enflammé, ne lui laissa pas un long répit. S’étant redressé de la position accroupie qu’il avait tenue jusque là, il s’allongea à moitié sur elle et frotta son pénis sur la vulve ruisselante, repoussant du gland le manteau du bourgeon d’or, l'échauffant à nouveau jusqu’à ce qu’un nouveau spasme de jouissance secouât son amante, faisant jaillir les deux qui roulèrent sous le rocher. Abandonnant alors le sexe béant, il se plaça près de la tête dans une position quelque peu acrobatique et présenta son dard à la bouche docile. Happé par la ventouse des lèvres en corolle, il désigna à Manoa le pubis de la jeune femme et lui fit signe de la pénétrer en même temps. Celui ci investit de son phallus, la fente onctueuse de sa femme et copula doucement.

 

Les deux hommes harmonisèrent naturellement leurs mouvements et observèrent la montée du plaisir de Keilona, la bouche envahi par le membre brûlant, roide et doux entre ses lèvres, la tête de travers secouée par les coups de hanches impérieux du galant, enlacée, pénétrée, possédée par son mari.

Manoa, sentit les contractions de jouissance du vagin de sa femme quand, gémissant d’un ton bas, la verge frémissante, le jeune homme gicla longuement sa semence dans la bouche veloutée et active. Les joues creuses, elle retint jusqu’au bout le gland entre ses lèvres en corolle, jusqu’à ce que, complètement détendu, il glissât hors du foureau. Ouvrant alors la bouche, la langue en arrière, elle montra à son homme le sperme blanc et mousseux qui baignait la cavité avant de l’avaler d’un air gourmand.

 

Le bassin d’eau claire accueillit Keilona de sa fraîcheur. Elle s’ébroua dans la vasque, nettoyant son corps de la sueur et des sécrétions. La chaleur était toujours lourde. Les deux hommes à leur tour entrèrent dans l’eau pour se rafraîchir et se laver. Tandis qu’il s’essuyait quelques minutes plus tard, le jeune homme, désignant d’un air vague le chemin par lequel ils étaient venus, dit à Manoa que son copain, le deuxième voyeur qu’ils avaient complètement oublié, était dans les parages. Effectivement, le tricot de corps jaune dont il était vêtu se distinguait à quelques distances derrière les buissons où il se dissimulait.

- Son copain veut venir aussi, dit Manoa à sa femme.

- Ah bon… ? Où est-il ?

- Là bas … Il nous regarde…

- Ben... dis-lui de venir, répondit-elle.

- Appelle le, dit Manoa a son tour en se tournant vers le jeune homme.

Celui ci entre temps s’était rhabillé. Il s’éclipsa tandis que le couple s’enlaçait amoureusement et s’exprimait leur complicité du plaisir que Keilona avait reçue.

 

Le nouveau venu surgit silencieusement près d’eux en souriant. Après avoir dit bonjour poliment, il resta debout l’air gêné et timide, bien différent de son ami. Keilona, nue devant lui, vaquait à ranger sur les branches basses de l’arbre la serviette dont elle s’était séchée. Il s’assit maladroitement sur une roche aux bords acérés, repliant une jambe en soutien. Plus grand et plus sec que son ami, il était aussi plus brun, avec des cheveux décolorés de surfeur, taillés en brosse, s’allongeant en une mèche longue sur la nuque. Il portait un pantalon coupé qui lui couvrait les genoux mais s'arrêtait à mi-mollet.

Après un court échange de banalités sur le temps et la saison, Manoa impatienté par son manque d’initiative lui annonça :

- Elle va te sucer.

 

La jeune femme s’assit, attendant, sur la couchette de pierre qui avait déjà servi. Rapidement alors le jeune homme se redressa, s’avança devant elle, défit la fermeture de son vêtement et baissa son caleçon. Sa petite verge encore intimidée, pointait vers le bas son large gland violacé. Sans attendre Keilona le prit en bouche, lui rappelant rapidement sa vigueur. Il était assez court et raide, dressé en oblique vers le ciel, s’élargissant de la racine au gland à la large collerette, les petites prunes bien serrés sous la hampe.

 

Ayant joué un moment des lèvres et de la langue, la voluptueuse l’enserra dans sa paume et le branla rondement de quelques allées venues comme pour traire. En moins d’une dizaine de coups, la verge rendit son premier jet épais qui aspergea la main jusqu’au poignet. Les jets suivants furent rapidement happés par la langue puis absorbée par la bouche en ventouse qui ne gaspilla plus une goutte.

 

Keilona bu la gorgée de liqueur sans attendre, gardant le pénis enfourné, jusqu'à ce qu’il débande. Puis dans un sourire radieux, ouvrit la bouche en tirant la langue pour montrer aux hommes qu’elle avait tout bu. Son mari lui indiqua alors d’un geste, sa main engluée d’une coulée nacrée de sperme épais et grumeleux. Sans cesser de sourire, elle nettoya la coulure d’une large lichée, montra sur sa langue la présence du nectar crémeux accroché aux papilles, avala ostensiblement et tira à nouveau une langue rose et vierge de toutes traces.

 

Le couple resta encore quelques minutes à se baigner dans le bassin puis à rhabiller, tandis que le jeune homme après un sourire et des remerciements polis, s’éloignait et disparaissait, rejoignant son copain, sûrement impatient de se raconter leur bonne fortune.

 

Le retour fut tranquille. Chacun savourant en silence les souvenirs du moment passé. Tous les deux enchantés du plaisir partagé. De temps en temps ils se regardaient en souriant et croisaient tendrement leurs doigts, Keilona se penchant amoureusement vers son mari pour échanger un rapide baiser.



[1] Hotu – Barringtonia, arbre de bord de mer

[2] Clochettes birmanes – Rin no tama, dites boule de geisha.

[3] Maire – Fougère odorante

[4] Taurearea – Adolescent, jeune.

[5] Spot – Terme de surf, endroit adéquat pour le surf par extension, un endroit mieux approprié.

Par Keila Keila - Publié dans : anuanua
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